Entre soins de la peau, chirurgie esthétique et pression sociale, les normes de beauté sud-coréennes ont été l’un des plus grands chocs culturels que j’ai vécu en tant que Française.

À la découverte de la culture coréenne de la beauté
Avant de venir en Corée du Sud, j'avais déjà entendu parler de l'importance de l'apparence dans la société coréenne. Entre les réseaux sociaux, les produits de soin coréens devenus populaires dans le monde entier et les influenceurs, je pensais avoir une assez bonne idée de ce dont il s’agissait.
Mais une fois arrivée à Séoul, j’ai vite compris que les standards de beauté faisaient véritablement partie du quotidien.
Apparition partout dans la vie quotidienne
Dans la rue, dans le métro, dans les centres commerciaux ou même dans les conversations, l'apparence joue un rôle très important. C’est probablement l’une des différences culturelles qui m’a le plus frappée en tant que Française.
J’ai également remarqué que de nombreuses personnes accordent une attention particulière à leur apparence, de la mode aux coiffures en passant par les soins de la peau et le maquillage. Avoir l’air soigné et bien agencé semble presque faire partie de la vie quotidienne.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est que cela s’applique à tout le monde, aux femmes, mais aussi aux hommes. Beaucoup prennent soin de leur peau, utilisent un maquillage léger ou suivent des routines de soins très détaillées.
Filtres, médias sociaux et normes de beauté
J'ai également été surpris de voir à quel point les filtres de beauté et la retouche photo sont courants. Que ce soit dans les photomatons, sur les réseaux sociaux, ou même directement sur les appareils photo des téléphones, les filtres qui lissent la peau ou affinent le visage semblent très normalisés au quotidien.
Vivant ici, j’ai remarqué qu’il existe des standards de beauté très bien définis :
- peau très claire,
- un petit visage,
- une mâchoire délicate,
- un corps mince,
- de longues jambes,
- et parfois les fameuses « doubles paupières ».
Ces normes apparaissent souvent dans les médias, la publicité et la mode. Même les applications photo et les filtres utilisés sur les réseaux sociaux semblent suivre cette image de la beauté.
En tant qu’étrangère, cela m’a fait réaliser à quel point les standards de beauté peuvent varier d’un pays et d’une culture à l’autre.
Chirurgie esthétique et publicité publique
J'ai été choqué de voir autant de publicités liées à la beauté et à la chirurgie esthétique. Dans certains quartiers de Séoul, il est quasiment impossible de ne pas voir des affiches annonçant des cliniques esthétiques, des soins de la peau ou des transformations avant-après.
En France, ce type de publicité existe également, mais elle est généralement moins visible dans l’espace public. En Corée, cela semble beaucoup plus intégré dans la vie quotidienne.
À la découverte des soins coréens
J’ai également découvert l’univers des soins coréens et ses nombreux produits différents, au point que je m’y suis très vite moi-même intéressé. Étant donné que l’apparence joue un rôle très important en Corée du Sud, l’accent est mis réellement sur la qualité des produits et sur les différents types et besoins de peau.
J’ai vite compris pourquoi tant d’étrangers viennent en Corée spécifiquement pour acheter ces fameux produits de « beauté coréenne ». Derrière cette importance accordée à l’apparence, se cache aussi une véritable culture du soin, du souci du détail et des routines beauté très développées.
Une vision différente de la beauté
Vivre en Corée du Sud m'a déjà fait prendre du recul et réévaluer ma vision de la beauté et de l'apparence. Les standards de beauté y sont beaucoup plus visibles qu'en France, ce qui rend les différences culturelles particulièrement visibles dans la vie de tous les jours.
J’ai vite réalisé que chaque pays avait ses propres normes et définitions de la beauté. Ce qui semble normal dans une culture peut paraître surprenant dans une autre.
Surtout, vivre ces différences m’a fait réaliser à quel point notre idée de la beauté est façonnée par la culture dans laquelle nous grandissons.
merci pour votre intérêt
Cordialement,
Eva Glanger



